Chapelle Saint-Pierre-de-Mirebelle - Biéville-Quétiéville (Quétiéville)

à Biéville-Quétiéville

eglise-St-pierre-de-Mirbel-2017-2OT Lisieux Normandie
  • La commune actuelle est née de la fusion de plusieurs communes. En 1831, Mirbel est rattachée à Quétiéville. Neuf ans plus tard Biéville-en-Auge absorbe Querville. Plus d'un siècle plus tard, en 1973, Biéville-en-Auge et Quétiéville fusionnent pour ne plus former qu'une seule commune : Biéville-Quétiéville. Depuis Saint-Loup de Fribois s’est associée à la commune pour former Belle-Vie-en-Auge. La commune nouvelle de 524 habitants compte donc quatre églises !

    L'église de Mirebelle s’élève sur la hauteur qui sépare le bassin de la Dives de celui de la Vie, au Nord de Mézidon-Canon.
    Le chœur, par sa corniche garnie de modillons sculptés de têtes humaines, animales ou monstrueuses et par l'ordonnance de son chevet (extrémité de l’église au fond du chœur) annonce une construction de la fin du XIIe siècle ou des premiers temps du XIIIe siècle. Sur sa façade Nord, le chœur est percé d’une porte latérale en arc en plein-cintre (arc semi-circulaire sans brisure caractéristique de l’art roman) reposant sur deux colonnettes romanes, d’une baie particulièrement étroite s’apparentant à une meurtrière, et d’une baie en plein-cintre, le tout scandé de contreforts. Au Sud, le chœur présente une unique baie en plein-cintre encadrée de contreforts. L’édifice, orienté, est ponctué d’un clocher à flèche hexagonale en ardoise, sommée d’une girouette.
    À l’intérieur, le plafond a été peint au XVIIe siècle. Trois statues ont été transférées en l’église de Quétiéville.
    Au XIXe siècle, Arcisse de Caumont cite « Dans le cimetière est une croix dont la colonne cylindrique en pierre, porte une croix de bois qui paraîtrait du XVIIe siècle. Si elle est restée depuis cette époque exposée à la pluie, elle montre quelle peut être la durée du bois de chêne. »
    Mirebel disparaît au XXe siècle en tant qu’entité administrative pour être rattachée à Biéville-Quétiéville : l’église est alors désaffectée en 1831, voire abandonnée. Le culte y fut à nouveau célébré au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, du fait des dégâts causés à l'église principale de la commune. En 1979, la famille Steeg, témoin de sa dégradation, l'achète pour la somme d'un franc symbolique et procède à des restaurations d'envergure: charpente, toiture, assainissement, ravalement, pavage, électricité, traitement et remplacement des boiseries, vitraux... L'église fut rachetée par la commune pour un euro symbolique en 2013.
  • Tarifs
  • Gratuit