Église Notre-Dame - Le Mesnil-Eudes

à Le Mesnil-Eudes

  • Remontant pour ses parties les plus anciennes au XIe siècle, avec notamment le mur Nord du chœur en arête de poisson (réalisé en disposant des briques ou pierres plates inclinées à environ 45 degrés en changeant de sens à chaque strate successive de manière à donner l’aspect d’arête de poisson) et les traces du cintre d'une porte bouchée, l’église a la particularité d’avoir été très peu remaniée.

    L’église orientée comprend un plan allongé avec une partie occidentale plus large que la...
    Remontant pour ses parties les plus anciennes au XIe siècle, avec notamment le mur Nord du chœur en arête de poisson (réalisé en disposant des briques ou pierres plates inclinées à environ 45 degrés en changeant de sens à chaque strate successive de manière à donner l’aspect d’arête de poisson) et les traces du cintre d'une porte bouchée, l’église a la particularité d’avoir été très peu remaniée.

    L’église orientée comprend un plan allongé avec une partie occidentale plus large que la partie orientale. La sacristie, jouxte le mur sud-est.

    La porte est précédée d'un porche en charpente, lequel était le lieu de transition entre les mondes civil et religieux. Sous le porche, le curé pouvait informer les fidèles de la vie de la paroisse mais les notaires pouvaient tout autant intervenir pour régler des questions de droit. C’était aussi un lieu de vie où les habitants se réunissaient pour bavarder, à tel point qu’on évoque parfois les porches comme « caquetoires ».

    Au XIXe siècle, Arcisse de Caumont précisait que " l'intérieur offre une foule d'objets sur lesquels doit se porter l'attention...". Mais il a été entièrement restauré en 1932 par A. Durand, peintre décorateur à Caen."

    Le retable en bois du XVIIe siècle (partie postérieure et décorée d’un autel surmontant verticalement la table) est très richement orné : les colonnes torsadées sont agrémentées de feuilles de vigne et d’oiseaux. Les statues latérales sont postérieures tout comme la toile du Christ en croix qui remplace une déposition de croix du XVIIe siècle, laquelle était en mauvais état. L’antependium (devant d’autel) présente une reproduction de La Cène, inspirée du tableau de Léonard de Vinci. Les autels latéraux, plus récents que le maître-autel, dédiés à la Vierge et au Christ sont aussi richement décorés. Les devants d’autels sont décorés de bas-reliefs, représentant respectivement la Mort de la Vierge en présence des Apôtres, et l’illustration de la parole du Christ « Laissez venir à moi les petits enfants ».

    Dans le chœur, les statues de saint Sébastien et de la Vierge ornaient à l’origine les niches latérales du retable (partie postérieure et décorée d’un autel surmontant verticalement la table) du maître-autel.

    Le décor architectural, riche et coloré, constitue l’une des particularités de cette église. Il a été commandé par l’abbé Anthoine, curé de la paroisse (sa pierre tombale est située sous le porche), en 1932.

    L'if du cimetière avec ses 4,46 mètres de circonférence est monumental. Pour les chrétiens, cet arbre, reconnu pour sa longévité, est le symbole du lien entre le ciel et la terre : il symbolise la vie éternelle grâce à son feuillage toujours vert. On le trouve donc souvent aux abords des églises et dans les cimetières.

    La croix du cimetière datée de 1654 mérite aussi un intérêt particulier. Le fût est sculpté de feuillages et sur sa base figurent les dix commandements. La croix fut installée, « probablement en remerciement de la fin de l’épidémie de peste à Lisieux ». Elle a échappé aux destructions de la Révolution puisque « le prêtre l’avait cachée dans une grange ou enterrée. » Remise en place en 1808, elle a été classée aux Monuments Historiques dans les années 1990.
  • Tarifs
  • Gratuit