Église Saint Aubin - Cambremer (Saint-Aubin-sur-Algot)

à Cambremer

  • La partie ancienne de l'église se compose du chœur et de la nef, abstraction faite de la travée qui porte le clocher. L'appareil des murs en arêtes de poisson (réalisé en disposant des briques ou pierres plates inclinées à 45 degrés environ en changeant de sens à chaque strate successive de manière à donner un aspect d’arête de poisson), au moins jusqu'à une certaine hauteur, et la corniche avec modillons (ornement sculpté placé sous une corniche ou un support) à figures, démontrent l’ancienneté de l’édifice roman.

    La tour, reconstruite en 1853, se compose d'un corps carré en pierre, élevé sur le mur occidental. Elle se termine par une pyramide en charpente couverte d'ardoises; l'église a été allongée d'une travée pour asseoir cette tour, et une porte garnie de colonnettes à chapiteaux dans le style du XIIIe siècle a été ouverte.

    A l’intérieur, la nef est couverte d'une voûte en berceau (voûte dont la face de l’arc présente une courbure constante, la plus fréquente est le quart de cercle) lambrissée. Elle est séparée du chœur par un arc triomphal flanqué de deux arcs plus petits. Le mobilier se compose d’un lutrin (pupitre sur lequel on met les livres de chant) du XVIe siècle, d’un autel du XVIIe et d’un tableau de la Vierge provenant de l’ancienne Abbaye du Val Richer à Saint-Ouen-le-Pin.

    Le tableau récemment restauré surplombant le maître-autel présente des dimensions importantes (3,20 m sur 1,80 m) : il illustre la Résurrection du Christ. Les prédelles (parties inférieures d’un tableau d’autel ou de retable souvent divisées en petits panneaux), au nombre de six, s’inscrivent dans les panneaux délimités par le socle des colonnes du retable : elles représentent les quatre évangélistes, l’apparition à Madeleine et l’incrédulité de Saint-Thomas.

    La restauration de l’église est en cours depuis maintenant plusieurs années grâce à la mobilisation et aux efforts conjugués d’une association spécifiquement créée « pour la sauvegarde de l’église » et les collectivités territoriales.

    Un if ancien se dresse dans le cimetière : Arcisse de Caumont le présente au XIXe siècle comme «  un des monuments végétaux les plus remarquables du département."
    Pour les chrétiens, cet arbre, reconnu pour sa longévité, est le symbole du lien entre le ciel et la terre : il symbolise la vie éternelle grâce à son feuillage toujours vert. On le trouve donc souvent aux abords des églises et dans les cimetières.
  • Tarifs
  • Gratuit