Église Saint-Germain - Fumichon

à Fumichon

  • Datant de l’époque romane, l’édifice a subi de nombreux remaniements successifs, lui donnant aujourd’hui un aspect plutôt moderne. Autrefois, un porche en bois précédait l’entrée. Celui-ci était le lieu de transition entre les mondes civil et religieux. Sous le porche, le curé pouvait informer les fidèles de la vie de la paroisse mais les notaires pouvaient tout autant intervenir pour régler des questions de droit. C’était aussi un lieu de vie où les habitants se réunissaient pour bavarder, à tel point qu’on évoque parfois les porches comme « caquetoires ».
    L'église orientée est bâtie selon un plan allongé terminé par un chevet polygonal (extrémité de l’église au fond du chœur). Le chœur n'est pas en retrait sur la nef, comme on l'observe généralement dans les églises du Pays d’Auge.
    A l’intérieur de l’église dont la voûte est en merrain (bois de chêne débité en planches ou panneaux), les bancs fermés de la nef possèdent des "strapontins" pour les jours d’affluence. L’autel actuel est un coffre en bois au décor gothique donné par les membres de la famille Mommers, anciens propriétaires du château. Au fond du chœur, le retable en bois du XVIIe siècle (partie postérieure et décorée d’un autel surmontant verticalement la table) est très ouvragé, comme le veut la tradition baroque : raisins, oiseaux, chérubins y sont représentés. La toile de l’Adoration des mages est plus tardive.
    Le calvaire en bois provient de l’ancienne église démolie de Saint-Hippolyte-de-Canteloup : le Christ en croix est entouré, selon la tradition, de la Vierge éplorée, à sa droite, et de Saint-Jean à sa gauche.
    Deux verrières méritent l’intérêt : une commémorative représente les Poilus au pied du Christ en croix, l’autre Saint-Georges terrassant le dragon.
  • Tarifs
  • Gratuit