Église Saint-Ouen - Le Pré d'Auge

à Le Pré-d'Auge

  • Elevée sur un coteau, l’église orientée avec son plan en croix latine est de style roman, comme l’attestent les ouvertures en plein cintre.

    La façade occidentale est précédée d’un porche datant du XVIe siècle. Ce dernier était le lieu de transition entre les mondes civil et religieux. Sous le porche, le curé pouvait informer les fidèles de la vie de la paroisse mais les notaires pouvaient tout autant intervenir pour régler des questions de droit. C’était aussi un lieu de vie où les...
    Elevée sur un coteau, l’église orientée avec son plan en croix latine est de style roman, comme l’attestent les ouvertures en plein cintre.

    La façade occidentale est précédée d’un porche datant du XVIe siècle. Ce dernier était le lieu de transition entre les mondes civil et religieux. Sous le porche, le curé pouvait informer les fidèles de la vie de la paroisse mais les notaires pouvaient tout autant intervenir pour régler des questions de droit. C’était aussi un lieu de vie où les habitants se réunissaient pour bavarder, à tel point qu’on évoque parfois les porches comme « caquetoires ».

    L’église a subi des remaniements au fil des siècles, notamment au niveau de la forme de ses ouvertures. Le clocher est daté de 1761.

    A l’intérieur, la voûte en merrain (bois de chêne débité en planches ou panneaux) a été entièrement refaite en 1885 par un menuisier local.

    De nombreuses pièces de mobilier liturgique sont classées ou inscrites à titre d’objet : la plus remarquable est le retable (partie postérieure et décorée d’un autel surmontant verticalement la table) exceptionnellement sculpté avec ses pilastres corinthiens, ses pots à feu, ses panneaux chantournés et ses deux statues de saint Joachim et de saint Ouen. De nombreux tableaux ont aussi un grand intérêt patrimonial. Le Tableau de la Vierge des sept douleurs représente Marie assise, les mains croisées sur sa poitrine transpercée de sept glaives. Celui de la Donation du Rosaire montre la Vierge et l’Enfant Jésus penchés vers saint Dominique et sainte Catherine qui se tiennent à genoux, les yeux levés vers les deux saints personnages, pour recevoir le rosaire. Le portrait de Dominique Georges - curé du Pré d'Auge de 1647 à 1651, puis abbé du Val Richer et acteur important de la Réforme catholique en pays d'Auge – a été restauré pour le tricentenaire du Val Richer par la famille Guizot.

    Le Christ en croix est attribué au potier Joachim Vattier. Les ateliers producteurs de céramique étaient nombreux jusqu'au XIXe siècle dans la commune ; celui de la famille Vattier, qui a donné une lignée de potiers actifs entre la fin du Moyen Age et le XIXe siècle, est l'un des plus connus. Joachim Vattier (1638-1709) est le plus célèbre, notamment comme créateur d'une série de pavés émaillés aux motifs triangulaires vert et bleu.

    Les torchères et la bannière de procession attestent de l’existence d’une confrérie de charité au sein de l’église.

    Devant la statue de saint Méen, les pèlerins viennent se recueillir, après avoir pratiqué le rituel de guérison auprès de la source et du chêne situés à proximité de l’église. L’eau de la source de Saint Méen aurait la vertu de guérir les maladies de la peau. Une petite statue du saint est logée dans une cavité du chêne millénaire voisin de la source. Selon une très ancienne tradition qui se perpétue encore aujourd’hui, les mouchoirs utilisés pour nettoyer les plaies avec cette eau « miraculeuse » y sont accrochés.

    Dans le cimetière, la croix en pierre de taille est classée à titre d’objet. De base carrée, avec un fût hexagonal, elle est ornée de grosses têtes de clou, au nombre symbolique de douze, et porte une inscription mentionnant la date de 1779, ce qui laisse à penser qu’elle date du XVIIIe siècle.
  • Tarifs
  • Gratuit