Église Saint-Ouen - Rocques

à Rocques

Horaires et services non garantis
  • L’édifice orienté est construit selon un plan en croix latine, se terminant par un chevet plat (extrémité de l’église au fond du chœur) flanqué d’un petit bâtiment abritant la sacristie.

    L’église conserve des vestiges du XIIIe siècle : les murs de la nef et du chœur et la tour carrée qui forme avant-corps à l'occident. Les ouvertures, comme les deux grandes fenêtres flamboyantes gothiques qui éclairent les pignons du transept ou les fenêtres Renaissance cintrées avec moulures en forme de doucine ont été remaniées aux siècles suivants. Le clocher daté du XVIe siècle présente quatre petites excroissances munies d’abat-sons (ensemble de lames inclinées dont on garnit les ouvertures des clochers pour renvoyer vers le sol le son des cloches).

    L’église de Rocques a la particularité de présenter un double porche sous lequel s'organisait jadis la vie de la paroisse. Ce dernier était le lieu de transition entre les mondes civil et religieux. Sous le porche, le curé pouvait informer les fidèles de la vie de la paroisse mais les notaires pouvaient tout autant intervenir pour régler des questions de droit. C’était aussi un lieu de vie où les habitants se réunissaient pour bavarder, à tel point qu’on évoque parfois les porches comme « caquetoires ».

    Cette double disposition s'explique difficilement. Le premier porche, le moins orné, a dû occuper primitivement la porte du cimetière. Des poutres coupées indiquent vraisemblablement qu'il fut diminué. L'autre, qui adhère à la construction, a ses principales pièces sculptées de torsades raffinées et de rageurs. La présence d’une énorme salamandre au niveau du gable semble confirmer la construction du porche durant le règne de François 1er.

    A l’intérieur, parmi les éléments remarquables de l’église figurent les nombreuses statues : saint Ouen, l’Education à la Vierge, saint Roch, saint Pierre, les tableaux de Saint Michel terrassant le dragon, celui de la Sainte Famille ou encore celui de l’Assomption. Les 12 torchères sculptés datées de 1640 et les bâtons de confrérie indiquent que les charitons s’occupaient du service funèbre en aide au clergé.

    Les vitraux sont l'œuvre de N. Gaudin, peintre-verrier de Paris, auteur des vitraux et des mosaïques de la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux. Ils furent bénits le 22 mai 1949. Les grandes verrières représentent la crèche et les Saints patrons de l'église et de la Charité. Sur les petits vitraux figurent les symboles des sacrements : le baptême, le mariage, l’onction des malades…

    Un vitrail est aussi destiné à perpétuer le souvenir des douze enfants de Rocques morts pour la France "Bienheureux ceux qui ont souffert pour la justice".

    Lors de la Libération du 22-24 août 1944, une partie de l'église a été endommagée (vitraux, porches) puis restaurée en 1948-49.
  • Tarifs
  • Gratuit