Église Saint Roch - Montreuil-en-Auge

à Montreuil-en-Auge

  • Montreuil devient Montreuil-en-Auge en 1947. Montreuil-en-Auge ne possédait à l’origine qu'une petite église détruite au Xe siècle lors des invasions normandes. Cette paroisse n'avait ainsi eu droit, dans sa dénomination latine qu’à un monasteriolus signifiant « petite église », de là vient la forme « montreuil » en français.

    L’édifice actuel se compose d'une nef et d'un choeur à chevet droit sur lequel été a appliquée, dans les temps modernes, une sacristie à pans coupés. L'appareil des murs de la nef est disposé en arêtes de poisson (réalisé en disposant des briques ou pierres plates inclinées à environ 45 degrés en changeant de sens à chaque strate successive de manière à donner l’aspect d’arête de poisson)- tout comme une partie du mur Nord du choeur, ce qui montre l’ancienneté de l’église. Une fenêtre primitive en forme de meurtrière existe d’ailleurs aussi encore du côté nord.

    La façade occidentale, peu ancienne, est précédée d'un porche en pan de bois de forme carrée et typiquement augeron. Il est le lieu de transition entre les mondes civil et religieux. Sous le porche, le curé pouvait informer les fidèles de la vie de la paroisse mais les notaires pouvaient tout autant intervenir pour régler des questions de droit. C’était aussi un lieu de vie où les habitants se réunissaient pour bavarder, à tel point qu’on évoque parfois les porches comme « caquetoires ».

    L’église a été restaurée en 1950 par le chanoine Simon, historien Normand, Président de l’Académie de Caen, de la Société des Antiquaires et de la Société Historique de Lisieux, et curé de la paroisse de Montreuil-en-Auge durant environ un demi-siècle.

    A l’intérieur, l'église abrite un curieux mélange de meubles anciens et du XIXe siècle. Une grande partie du mobilier provient de l’abbaye du Val Richer, située à proximité, notamment le maître-autel et les autels latéraux, l’antépendium (élément décoratif destiné à orner le devant de l’autel), la chaire à prêcher ou encore les stalles (rangées de sièges alignés le long des murs du chœur et réservés au clergé).

    L’église possède surtout une imposante et majestueuse statue en bois de Saint Roch, une statue et un tableau de Saint Sébastien, un confessionnal daté de 1707, et divers tableaux d’une grande richesse artistique : annonciation, Vierge à l’Enfant, Miracle de la lactation de Saint-Bernard, Samaritaine au puits… .

    Le retable tripartite est caractéristique d’une production rustique de la seconde moitié du XVIIe en Pays d’Auge, privilégiant la peinture à une ornementation menuisée : figurent ainsi au couronnement (partie supérieure du retable) le Saint-Esprit au centre, l’Assomption de la Vierge à gauche et Dieu le Père à droite tandis que les grands tableaux illustrent une apparition de la croix à la Vierge, une Adoration des bergers et une Education à la Vierge. L’huile sur toile de Saint Roch est assez naïve dans son style : elle est le témoignage de ces images chargées d’entretenir la dévotion populaire : Saint Roch était invoqué pour la guérison des maladies contagieuses, notamment la coqueluche chez les enfants. Sainte Marguerite est présente dans l’édifice sous forme de statue : elle était invoquée pour apaiser les douleurs des gencives.

    Les vitraux, réalisés par l’Atelier Mazuet de Bayeux, datent de 1909.
  • Tarifs
  • Gratuit